Pauline Barillot
il y a 3 moisLivre beaucoup trop oublié de la bibliographie de Romain Gary. Juste à la sortie de la guerre, Romain Gary décrit le quotidien décimé d'individus qui ne se définissent plus par ce qu'ils sont mais par ce qu'ils ont gardé mais surtout dérobé et se sont appropriés pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, leur identité est floue et à réinventer (tout le monde peut se réécrire une vie à la suite d'une guerre), leur nouvelle histoire devient donc une grande métaphore d'un vestiaire, composé par-ci par-là, qui navigue dans le air post guerre surréel. C'est une histoire différentes des autres récits de la guerre que l'on retrouve en général sur cette période de l'histoire. Il ne relate pas celle des héros de la guerre mais plutôt celles des filous, des petits escrocs, des fuyards et des lâches. Ces gens qui s'en sont sortis en s'appropriant ce qui appartenaient aux autres et en tirant à leurs avantages les "opportunités" de la guerre. (Une description sans doute très peu claire. Je connais d'ailleurs très peu de gens qui ont accroché et ont lu ce livre à l'atmosphère et métaphore particulières. Mais il vaut vraiment, vraiment le coup!)



